La lettre G

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gerfaut01.jpg Editeur : Plon

Série en 4 titres:
17.pnglivre : “Le Gerfaut des Brumes” écrit en 1976
18.png : “Un Collier pour le Diable” écrit en 1978
25.png : “Le Trésor” écrit en 1980
26.png: “Haute-Savane” écrit en 1981

Période  traversée : 1779 à 1786

Voir la liste des personnages.png rencontrés (cliquez sur « Personnages »)

L’Histoire : Les aventures de Gilles Goélo, bâtard mais qui retrouvera son père en Amérique, devenu un Tournemine, il ira à la cour d’Espagne et de France au service du Roi Louis XVI puis à Saint-Domingue où il finira planteur.Le premier héros masculin de notre auteur. Et c’est avec cette série, chère à mon coeur, que j’ai lu mon tout premier roman de Juliette, suite à la diffusion de la série TV de Marion Sarraut en 1987!

Traduit en 9 langues: alemanya.gifAllemandanglaterra1.gifusa.gifAnglais finlandia.gifFinlandaisholanda.gifNéerlandaisnoruega.gifNorvègien russia.gif Russe eslovaquia.gif Slovaquesuecia.gifSuèdoisturquia.gifTurc  

meslivres.png Les éditions J’ai Lu de 1987 (dont j’ai fait dédicacé le 1er volume à Juliette lors de notre 1er rencontre)
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anecdote.pngEn bonne fan du Gerfaut, j’ai demandé à Juliette : Et la promesse de Gilles à Louis XVI : « Je l’ai juré :s’il a un jour besoin de moi, je reviendrai, où que je sois » ( fin du livre « Le Trésor », lors de ses adieux à Anne de Balbi). Bien sûr que Gilles serait revenu, m’a t-elle dit. Mais elle n’écrira jamais la suite de cette histoire car cette période où le Roi aurait eu besoin de Gilles, elle l’a déjà raconté dans « Le Jeu de l’amour et de la mort » avec Jean de Batz, Gilles n’aurait rien fait d’autres que ce que Jean de Batz a essayé de faire : sauver la famille Royale …. alors il n’y aura jamais de suite au Gerfaut! 

Lire ma fiche de Lecture : fiches

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etymologie.pngPrénom d’origine grec, venant de Aegidiosiore signifiant « protection » – se fête le 1 septembre

extrait.png Gilles de Tournemine, né Goélo en mai 1764 au château du Leslé (**), voici la première description physique lue dans « Le Gerfaut » :

 » C’était une nature passionnée, violente parfois mais secrète, avec d’étranges maîtrises fort au dessus de son âge. Silencieusement, l’abbé détailla son élève, avec autant d’attention que s’il le voyait pour la première fois mais avec une curiosité neuve. Gilles était très grand, à la fois pour son âge et pour un Breton. ses longues jambes et ses épaules solides gardaient quelque chose d’osseux, d’inachevé mais la façon insolente qu’il avait de porter sa tête aux épais cheveux blonds toujours indisciplinés, une naturelle harmonie de mouvements qui lui permettait de porter avec élégance un disgracieux costume de drap noir, tout cela annonçait pour plus tard un homme sûr de lui et, pour l’heure présente, le différenciait nettement de ses compagnons. Passant au visage, l’abbé eut l’impression bizarre de le découvrir, peut-être parce qu’il ne l’avait pas regardé depuis longtemps. Ce n’était plus le visage enfantin de naguère mais un masque déjà viril, malgré la tendresse encore juvénile de la bouche serrée au pli volontiers moqueur. Les traits étaient fins mais nets et fiers, les maxillaires avaient de la puissance, le nez, légèrement busqué, de l’arrogance et, sous les sourcils droits au dessin légèrement oblique, les yeux d’azur pâle, presque gris, sous lesquels Yann Maodan s’était senti si mal à l’aise avaient des reflets glacés. Quant aux mains, peu soignées, elles étaient d’un dessin admirable… En bref, tout dans ce garçon à l’allure nonchalante proclamait l’ardeur et la vitalité d’une rare difficile à discipliner… jointes à une séduction dangereuse pour un homme de dieu. (—) Allure de seigneur mais bâtard. Tout cela ne présage rien de bon. « 

(**) Juliette Benzoni nous a informé que pour elle, bien qu’elle ne donne jamais la date de naissance de ses personnages, ont tous la date de naissance de ses enfants : Jean-François né le 3 septembre (ses héros seront donc nés les 3 septembre) et Anne le 27 Octobre (ses héroïnes le seront les 27 octobre). Et bien, on ne peut pas le faire pour Gilles car Marie-Jeanne accouche de son enfant en mai au château de la famille Talhouët!
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Père : Pierre de Tournemine – noble breton qui reconnait son fils bâtard juste avant de mourir après la bataille de Yorktown en Octobre 1781.
Mère: Marie-Jeanne Goélo - née en 1746, fille d’un chirurgien de la marine Ronan Goélo, orpheline de mère.

Epouse : Judith de Saint-Mélaine – née vers 1765. Gilles l’épouse le 27 août 1785.

Enfants : Tikanti, enfant naturel (qu’il aurait appelé Olivier) qu’il eut avec Sitapanoki, princesse indienne de la tribu des Algonquins, lors qu’il participa à la guerre d’indépendance de l’Amérique. Un enfant en route à la fin de l’histoire.

La Famille : son parrain, l’abbé Vincent de Talhouët, sa nourrice Rozenne
Sa Belle-Famille - Les Saint-Mélaine : le beau-père, le Baron de Saint-Mélaine – les beaux-frères : Tudal et Morvan

Compagnons d’aventures : Axel de Fersen, officier Suédois – Pongo, sorcier Onondaga, un Iroquois – Tim Thocker, américain – Baron Ulrich-Ernst-August-Friedrich von Winkelried zu Winkelried, Officier à la garde Suisse

Ancêtres de Gilles : Olivier de Tournemine (extrait du Gerfaut des Brumes)
–  Tu es certain? elle a dit « … tous, depuis leur fameux Gerfaut? » – Certain. C’est un mot tellement inhabituel! Mais je n’ai pas compris… – Moi, j’ai compris. Dans sa colère, ta mère a laissé échapper tout simplement la clef de l’énigme. c’est un peu ce que j’espèrais. Je sais maintenant qui est ton père (—) l’histoire des ancêtres de ton père. Elle constitue une sorte d’épopée passionnante et terrible. (—) – Je veux tout savoir, s’écria Gilles dévoré d’impatience. Et d’abord, ce Gerfaut? Qu’est-ce que c’était? – C’est justement ce que j’ai l’intention de t’apprendre. En l’an 1214 – tu vois ça ne date pas d’hier – quand il épousa la belle Edie de Penthièvre, Olivier de Tournemine… (—) – Tournemine?… C’est là… mon nom? – Le nom que tu devrais porter? Oui…(—) Donc, au moment de son mariage, Olivier de Tournemine reçut du duc de Bretagne, en présent de noces, un grand gerfaut blanc venu des pays du nord. C’était un superbe oiseau, un grand chasseur. Olivier en fit peu à peu son inséparable compagnon et même la plus sûre de ses armes. Habitué au gros gibier, Taran, le gerfaut, attaquait indifféremment l’homme ou la bête et, lorsque son maître lui donnait la volée, nul ne pouvait espérer lui échapper tant ses ailes avaient de rapidité. Les serres faisaient couler le premier sang et ensuite l’épée ou la hache du baron n’avait plus qu’à achever l’ouvrage du rapace. Avec le temps, Taran devint une sorte de prolongement d’Olivier tant et si bien que les paysans terrifiés du Trégor finirent par confondre l’homme et l’oiseau. Ils furent, l’un et l’autre le Gerfaut, aussi cruels, aussi implacables l’un que l’autre. (—) Ils vécurent des années côte à côte, chaque jour un peu plus semblables un peu plus enfermés dans cette étrange amitié. (—) … un beau jour, la mort le prit. Le chagrin d’Olivier fut effrayant. (—) Et c’est peut-être en souvenir de l’oiseau terrible qu’il avait pris pour devise trois mots ambigus Aultre n’auray… la devise des Tournemine depuis ce temps-là. (—) Ton père? Il était le dernier de cette race effrayante des Tournemine, qui, durant des siècles, ont fondu comme des oiseaux de proie sur tout ce qui passait à portée de leurs tours. (—) Il s’appelait Pierre…
– Je pense, monsieur, que demain vous me donnerez la volée comme jadis Olivier de Tourneminelançait Taran, le Gerfaut Blanc. Je vais combattre, moi aussi… L’abbé fronça les sourcils. – Un instant! Je t’envoie combattre,oui, mais au nom du Roi et pour le Roi. Je ne t’envoie ni au meurtre ni à la rapine. si tu veux imiter ton ancêtre, que ce soit uniquement dans ce qu’il eut de grand…

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etymologie.pngPrénom d’origine allemande – prénom composé à partir des mots will « volonté » et helm « heaume, casque, protection » – se fête le 10 janvier

Guillaume Trémaine est née le 3 septembre 1750 à Quebec, Nouvelle France, voici la première description physique lu dans « Les Treize Vents » :

 » Les rares personnes qui l’aperçurent à son entrée en ville (—) se trouvèrent d’accord pour le déclarer aussi « mystérieux que passionnant ». Sans doute parce que l’on ne trouvait rien d’autre à dire ; le mystère et la force de fascination tenaient uniquement à un physique assez exceptionnel, à une allure d’altesse et surtout à un comportement d’une froideur polaire tout juste adouci par une irréprochable courtoisie. On alla jusqu’à prétendre, faute de mieux, qu’il devait être quelque prince voyageant incognito? Un coureur des mers, en tout cas, voilà qui était certain. Sa peau, cuite et recuite par des années de soleil et de vent, possédait ce hâle profond des marins sans rien avoir de l’Oriental : ni le profil acéré de son visage étroit aux pommettes accentuées et à la mâchoire vigoureuse, ni les cheveux d’un roux foncé que l’inconnu portait simplement tirés en arrière et noués sur la nuque par un ruban noir, ni surtout les yeux d’une curieuse teinte dorée traversée de moirures – de vrais de fauve – n’indiquaient le sang oriental. Ses vêtements non plus ne montraient aucun caractère asiatique. Il était vêtu de noir ou de couleurs sombres et d’un linge neigeux qui épousait son grand corps nerveux aux épaules de corsaire dont la peau sculptait avec précision ses muscles longilignes. Des bottes souples comme des gants gainaient ses longues jambes de cavalier avec un parfait dédain pour les élégants souliers à boucles d’argent, d’or ou autres raffinements qui emportaient alors les suffrages des élégants. Imposant donc, il l’était … »

 

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Père : Docteur Guillaume Trémaine – né en 1704, assassiné en septembre 1759 par son fils ainé Richard
Mère : Mathilde Trémaine, née Hamel – née 1731 et assassinée en 1760 par Raoul de Nerville

Père adoptif : Jean Valette, marin – décédé en 1784

Famille Paternelle : un demi-frère Richard Trémaine, né en 1741 – décédé en 1785, fruit d’un premier mariage du père avec Madeleine Duhaut en 1739 , décédé en 1746. Suite à la trahison de Richard qui se tourne vers les Anglais, il change son nom et devient Tremayne.
Famille Maternelle : un oncle Auguste Hamel, décédé en 1759, son épouse Simone, décédée en avril 1792et leurs cousins Adrien et Adèle, des jumeaux nés en 1753 – Adrien meurt en décembre 1793 et Adèle au début de 1803. Une cousine Anne-Marie Lehoussois.

Famille Nerville : Raoul de Nerville décédé en 1785, sa fille Agnès de Nerville, (fille supposée naturelle d’Elisabeth de Nerville et M. le Bailli de Saint-Sauveur). Agnès épouse le baron d’Oisecour en 1785 mais devient veuve immédiatement après.
Famille Tremayne : Richard épouse Marie Vergor du Chambon en 1772. Ils ont 2 enfants : Edouard né en 1774 et Lorna née en 1775. Marie épouse ensuite Christopher Doyle en juillet 1792 et meurt près de Cambridge en octobre 1802

Famille Varanville : Félix de Varanville, mort fusillé à l’été 1795 et son épouse Rose de Montendre – leur fils Alexandre né en mars 1787 puis Victoire en 1791 et Amélie en 1792.

Epouse : Agnès de Oisecour, née Nerville en 1767- mariage en juillet 1786, morte sur l’échafaud à Paris au printemps 1794. Rose de Montendre le 4 décembre 1804.

Enfants : Avec Agnès Trémaine : Elisabeth née le 21 mars 1787, elle épouse Charles-Louis de France, duc de Normandie le 8 juillet 1803 aux Îles Saint-Marcouf et lui donne un fils le 25 juin 1804, Louis-Charles-Guillaume-Jean – Adam né mai 1790.
Avec Marie Tremayne : Arthur né le 14 juillet 1790

Compagnons d’aventures: François Neil, canadien – Potentin, serviteur des Trémaine – le Docteur Pierre Annebrun – Joseph Ingoult

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7 commentaires pour « La lettre G »

  1.  
    Hélène
    20 mai, 2010 | 9:25
     

    Ah notre Gerfaut en bonne place :) Bien sur !!! Et si Gilles revenait quelques années plus tard…sous Napoléon ? Aurait-il rencontrer Marianne d’Asselnat ?…!!! Ton avis partner ? ;) Bisous !

  2.  
    Hélène-Danette
    4 août, 2011 | 9:17
     

    Alors là Gilles et Guillaume sur la même page !! Je suis aux anges !!! Vivivivivivivi ;) Mes 2 préférés :o ))))) Mais tiens j’ai tellement assimilé Laurent le Doyen en Gilles, que j’avais oublié qu’il était blond dans le livre ! Bizarre d’ailleurs pour un breton LOL ! Bisous et bonne continuation :)

  3.  
    4 août, 2011 | 10:26
     

    Vivivivi Gilles et Guillaume, sacré beaux personnages! Et oui un blond et un roux!!!! Ca te rappelle pas plus récemment un certain « Le Loup ou Le Lion » ????? Le Lion est bien roux, faudra que je vérifie si le loup était blond!!!!!!

    Dernière publication sur la bibliographie de Juliette Benzoni : La Confrérie des Chevaliers du Tastevin

  4.  
    sophie / Duchesse
    8 août, 2011 | 11:24
     

    toujours aussi bien ton boulot !!!!!!! j’

  5.  
    Hélène-Danette
    9 août, 2011 | 11:26
     

    Non il me semblait que l’un était roux (le lion) et l’autre très brun (le loup)?!!!…..oula on est très mauvaises élèves sur ce coup là ;) ……Oui faut vite vérifier cela ;)

    Frédérique : Oui Hélène, il est brun! Mais bon on a tous préféré le Lion!!!

  6.  
    magali
    30 août, 2011 | 13:43
     

    Bon dieu Frédérique!!!!!!!!!!!!!! Quel boulot!!!!!!!!!!! Super en tout cas! Et merci pour le lien vers le site de Laurent!! Bises

  7.  
    Hélène-Danette
    12 septembre, 2011 | 14:35
     

    Chapeau encore et toujours pour ce travail de fourmis Fred : tous les personnages du Gerfaut, nés sous la plume de notre Juliette, sont là pour notre bonheur !!! Merciiiiiii Joujou :) Gros bisous !

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